Une remontée capillaire (on parle aussi d'humidité ascensionnelle) est l'eau du sol qui monte dans un mur poreux, comme dans un morceau de sucre trempé dans le café. La pierre, la brique et la meulière l'aspirent par le bas. Sans barrière étanche à la base du mur (l'arase étanche), rien ne l'arrête.
C'est le cas de beaucoup d'immeubles anciens à Paris et de pavillons en meulière en Île-de-France. Les signes se voient en bas des murs : une auréole qui part du sol et s'arrête à une hauteur à peu près régulière, du salpêtre blanc et poudreux, une peinture qui cloque, des plinthes qui gonflent, une odeur de moisi au rez-de-chaussée.
Repeindre ne sert à rien. Tant que l'eau monte, elle transporte des sels qui gonflent sous l'enduit et le font tomber. Il faut couper la remontée à la base du mur, retirer ce qui retient les sels, puis laisser le mur sécher avec des finitions qui respirent.